Un bardage bien posé, ce n’est pas qu’une façade qui attire l’œil. C’est une isolation renforcée, des économies d’énergie concrètes et ce petit supplément d’âme qui distingue une maison banale d’une bâtisse remarquable. Bardage bois, PVC, métal ou composite : chaque matériau a ses secrets. Avant de se lancer dans les travaux, mieux vaut s’équiper de quelques repères solides.
Le matériel pour le bardage
Avant de démarrer, il s’agit de rassembler les bons outils et matériaux. D’après https://www.thermiefrance.com/bardage/bardage-hauts-de-france/bardage-nord/, certaines fournitures deviennent rapidement incontournables pour garantir une installation sérieuse :
- Une équerre de 140 ou 170 (comptez 1,5 pièce par section à fixer)
- Une rosace de 120, 180, 220 ou 240
- Un chevron de bois de 1,8 mètre
- Des vis à bois
- Un tire-fond adapté pour chaque équerre
- Un isolant en accord avec le projet
- Un grillage anti-nuisibles
- Une colle sans solvant qui respecte le matériau isolant
Une fois tout le matériel sous la main, il ne faut pas négliger la paperasse. Un passage par le service urbanisme s’impose, puis il est temps de déposer la déclaration préalable de travaux en mairie. Après l’administratif, place à la technique : le cahier des charges donne la marche à suivre et précise la section des chevrons qui formeront l’ossature secondaire du bardage.
Préparation et rénovation de la façade
Ne songez pas à poser un bardage sur un mur en mauvais état. Il faut inspecter la façade : fissures, supports fatigués, traces d’humidité… Tout doit être traité sans tarder. Négliger ces détails, c’est prendre le risque de déboires coûteux plus tard.
Ensuite vient la phase de métré. Cette étape, souvent confiée à un expert, permet d’évaluer précisément la quantité de matériaux à acquérir. Pare-vapeur, isolant, panneaux de bois ou de PVC, visserie : tout se calcule. Un professionnel habitué boucle cette opération rapidement, limitant ainsi les pertes et les trajets inutiles chez le fournisseur.
Pose du bardage de façade
Le chantier démarre vraiment avec la pose de l’ossature, qu’elle soit en bois ou en métal. Cette structure porteuse doit rester parfaitement stable et prévoir un espace suffisant pour que l’air circule. La pose d’un pare-vapeur s’avère indispensable, sous peine de voir l’humidité s’infiltrer et rogner l’efficacité de l’isolation, même sous une pluie battante.
Le vrai défi, ce sont les premières lames. Leur alignement conditionne l’aspect global du bardage. Une seule erreur, et tout le rendu s’en trouve décalé. Chaque panneau, chaque fixation doit s’ajuster au millimètre : la moindre approximation se paie sur la stabilité. Les installateurs aguerris le savent, la différence se joue dans le détail du placement.
Traitement et entretien du bardage
Le choix du matériau influe directement sur la fréquence et la nature de l’entretien. Voici les grandes lignes à retenir selon le type de bardage choisi :
- Bardage métallique : Apprécié pour son style urbain et sa gamme étendue de couleurs, il résiste bien aux UV et traverse les années avec une belle longévité. Mais face à l’humidité, il exige l’application régulière d’un inhibiteur de rouille pour conserver son éclat.
- Bardage en pierre : Ici, la robustesse règne. Les UV, les intempéries, les écarts de température : rien ne l’affecte. Aucun entretien particulier, et côté isolation thermique, il tient la corde.
- Bardage en PVC : Solution accessible et facile à installer, il réclame peu d’entretien, pas besoin de traitement supplémentaire. Son talon d’Achille, c’est la durabilité qui reste inférieure au métal ou à la pierre, et un aspect qui ne convainc pas toujours.
- Bardage en bois : Plébiscité pour son esthétique et ses performances thermiques et acoustiques, il offre un large éventail de possibilités : largeurs, essences, longueurs, dispositions… Pour l’extérieur, privilégiez les bois de classe 3 ou 4 comme le pin, le douglas ou le cèdre rouge. Le bois de classe 1 se réserve à l’intérieur, le classe 2 ne supporte pas assez les caprices du climat. Le bois massif évolue selon la météo, il gonfle ou se rétracte, et demande des traitements spécifiques (autoclave notamment). Plus vulnérable face aux parasites que la pierre ou le composite, il réclame une vigilance accrue.
Dans l’univers du bardage, chaque famille de matériaux impose sa propre logique et ses contraintes. Entre démarches administratives, exigences techniques et choix esthétiques, la pose d’un bardage s’apparente à un chantier où la précision rencontre la créativité. Mais une fois le dernier panneau vissé, la transformation saute aux yeux : la maison change d’allure, et c’est tout le quartier qui en prend acte.



